Margot Vigreux Ostéopathe
Ostéopathe à Compiègne

Syndrome Pré-Menstruel

Le Syndrome PréMenstruel (SPM) est le nom donné à cette période désagréable avant nos menstruations. C'est un ensemble de symptômes physiques et psychologique qui débutent quelques jours voire semaines avant les règles et prends fin courant les règles. L'intensité des symptômes est variable d'une femme à l'autre. Certaines femmes ne sentiront rien, et pour d'autres, les symptômes seront tellement intenses que la vie quotidienne sera chamboulée (Trouble Dysphorique PréMenstruel - TDPM). Le SPM est très peu connu encore et c'est la raison pour laquelle il est si difficile à diagnostiquer. 

 

Le Trouble Dysphorique PréMenstruel est une forme grave de SPM dans lequel les symtômes sont si graves qu'ils perturbent le travail, les activités sociales et les relations avec l'entourage. 

 

Ses Causes

Rien est encore officiel quant à la cause exacte du SPM. Tout ce que l'on peut dire c'est que les variations hormonales en seraient responsables. Plusieurs pistes sont identifiées : 

  • Les taux de sérotonine ont tendance à être inférieurs chez les femmes souffrant de SPM. La sérotonine est une substance qui permet aux cellules nerveuses de communiquer (un neurotransmetteur) et serait censée réguler l’humeur.
  • Une carence en magnésium ou en calcium peut contribuer
  • Un profil génétique qui les rend plus sensibles au SPM
  • Pendant la phase lutéale (après ovulation) les oestrogènes chutent pour laisser les progestérones augmenter en cas de grossesse et ainsi préparer l'utérus. S'il n'y a pas de grossesse, les progestérones chutent à leur tour, et les oestrogènes augmentent pour laisser place à un nouveau cycle. Il s'agirait donc de ses variations de progestérone - oestrogènes. 

 

Ses signes

Les symptômes varient en intensité d'un mois à l'autre chez la même femme, il est donc important de noter chaque soir ce que l'on a pu ressentir au cours de la journée. Ce test doit être établi sur plusieurs cycles, soit un minimum de 3 mois, avec un idéal de test sur une durée d'1 an. 

Pour affirmer ou infirmer la présence d'un SPM, nous devons retrouver au moins une semaine par cycle où la femme ne présente aucun symptômes. 

 

Voici une liste de symptômes que l'on retrouve majoritairement en SPM : 

Symptômes Physiques : 

  • Palpitations
  • Maux de dos 
  • Ballonnements
  • Douleur et tension mammaire 
  • Variation de l'appétit, et fringales 
  • Constipation
  • Crampes bas ventre 
  • Etourdissement voire vertiges 
  • Tendance aux ecchymoses
  • Fatigue
  • Céphalées
  • Bouffées de chaleur
  • Insomnies 
  • Douleur articulaires et musculaires
  • Manque d'énergie
  • Nausées et vomissements
  • Sensation de "fourmis" dans les mains et les pieds 
  • Acné 
  • Gonflement des mains et des pieds 
  • Prise de poids 

Symptômes Psychologiques : 

  • Agitation

  • Anxiété

  • Confusion

  • Crises de pleurs

  • Dépression

  • Difficulté à se concentrer

  • Hypersensibilité émotionnelle

  • Troubles de mémoire

  • Irritabilité

  • Sautes d’humeur ou aggravation des troubles de l’humeur déjà présents

  • Nervosité

  • Accès de colère

  • Irascibilité

Trouble dysphorique prémenstruel

Le diagnostic stipule que les femmes doivent avoir un total d’au moins 5 des symptômes qui surviennent souvent chez les femmes atteintes du SPM (avec au moins l’un des symptômes issus de chacune des deux listes ci-dessous.

 

Les symptômes doivent inclure au moins l’un des éléments suivants :

  • Humeurs changeantes (par exemple, se sentir soudainement triste et sur le point de pleurer)

  • Être très irritable ou en colère ou avoir plus de conflits avec d’autres personnes

  • Se sentir très déprimée ou désespérée ou être très critique envers soi-même

  • Se sentir anxieuse, tendue ou nerveuse

 

Les symptômes doivent également inclure au moins l’un des éléments suivants :

  • Diminution de l’intérêt pour les activités habituelles

  • Difficulté à se concentrer

  • Faible énergie ou fatigue

  • Changements notables dans l’appétit, suralimentation ou envies irrésistibles d’aliments spécifiques

  • Problèmes de sommeil (difficultés à s’endormir, à rester endormie ou sommeil excessif)

  • Sentiment d’être débordée ou de ne rien contrôler

  • Symptômes physiques qui se produisent souvent chez les femmes souffrant du SPM (tels que sensibilité des seins)

 

De plus, les symptômes doivent avoir eu lieu pendant la majeure partie des 12 derniers mois, et ils doivent être assez graves pour interférer avec les activités et les fonctions quotidiennes.

 

Les traitements

Le SPM peut être difficile à traiter. Il n’existe pas de traitement unique efficace pour toutes les femmes, et peu de femmes trouvent un traitement unique qui soulage tous leurs symptômes.

 

Conseils

Les femmes peuvent essayer de suivre les conseils suivants pour soulager leurs symptômes de SPM :

  • Se reposer et dormir suffisamment (au moins 7 heures par nuit).

  • Effectuer des exercices physiques régulièrement, ce qui permet de réduire le météorisme, l’irritabilité, l’angoisse et l’insomnie. Le yoga et le tai-chi aident certaines femmes.

  • Recourir à des techniques de gestion du stress (méditation ou exercices de relaxation).

  • Éviter les activités stressantes.

  • Consommer plus de protéines et moins de sucre et de caféine (y compris celle contenue dans le chocolat).

  • Consommer plus de fruits, de légumes, de lait, de glucides complexes (par ex., dans le pain, les pâtes, les haricots et les légumes racines), d’aliments riches en fibres, de viandes maigres et d’aliments riches en calcium et en vitamine D.

  • Consommer moins de sel, ce qui souvent permet de diminuer la rétention hydrique et de soulager la sensation de gonflement.

Certains compléments alimentaires peuvent diminuer les symptômes du SPM dans une certaine mesure. Ces compléments incluent l’extrait de gattilier (agnus castus), la vitamine B6 et la vitamine E.

 

Les femmes doivent discuter avec leur médecin avant de prendre tout complément, en particulier la vitamine B6, qui peut être nocive si elle est prise à dose élevée. Des lésions nerveuses peuvent survenir à partir de 200 mg de vitamine B6 par jour.

 

Mon atout personnel

Je suis personnellement touchée par ce syndrome, et j'ai mis du temps à trouver un compromis pour me sentir mieux. 

 

J'utilise les produits de la marque RINGANA, une société autrichienne qui revendique des produits 100% frais, 100% naturels, 100% vegan ! Les produits sont fabriqués à la commande et possèdent une date de péremption. 

 

Pour ma part je prends les caps D-GEST, qui sont des gélules permettant d'avoir un contrôle sur la digestion et les ballonnements, tout en ayant un effet détoxifiant du foie. Je les prends par 3 le soir au coucher, pour que la flore intestinale puisse travailler correctement la nuit. 

 

Nous pouvons utiliser en plus les caps MOODOO, si les signes que vous avez sont assez accentués sur votre humeur changeante. 

Médicamenteux

Les anti-inflammatoires peuvent aider à soulager les douleurs au dos, les céphalées, les crampes abdominales et douleurs articulaires. L'hormonothérapie a aussi sa place, mais attention dans certains cas cela peut aggraver les symptômes ! 

Parmi l'hormonothérapie on retrouve : 

  • Pilules contraceptives

  • Suppositoires vaginaux à base de progestérone

  • Pilules à base de progestérone

  • Injection d’un progestatif à longue durée d’action (une forme synthétique de la progestérone, une hormone féminine) tous les 2 à 3 mois

 

Pour les troubles psychologiques, un antidépresseur peut être prescrit ainsi qu'un suivi psychiatrique si besoin. 

 

Chirurgie

En dernier recours pour les femmes qui ont des symptômes graves qui ne peuvent pas être contrôlés par d’autres traitements, les médecins peuvent offrir la possibilité d’une intervention chirurgicale. Le retrait des ovaires arrête les cycles menstruels et élimine ainsi les symptômes du SPM. Cependant, le retrait des ovaires a les mêmes effets que la ménopause, y compris le risque d’augmentation d’ostéoporose et d’autres problèmes associés à la ménopause. Pour atténuer ou prévenir certains de ces effets, les médecins suggèrent généralement de prendre un traitement hormonal contenant des œstrogènes et un progestatif ou de la progestérone jusqu’à ce qu’elles atteignent l’âge moyen de survenue de la ménopause (51 ans environ).

 


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